Monsieur Jean-Claude GENEY, Sous-préfet de Grasse,
Mesdames, Messieurs les élus du Conseil Municipal présents, Madame la première Adjointe, Monsieur le Conseiller aux Affaires Militaires et à la Mémoire, …
Monsieur Jean-Pierre LELEUX, Maire Honoraire de la Ville de Grasse (bon anniversaire),
Lieutenant-colonel Augustin LEFORT, chef du bureau Opérations-Instruction du 3e Régiment d’Artillerie de Marine de Canjuers, représentant son chef de corps,
Chef d’Escadron Mathieu JARNIGON, commandant la compagnie de gendarmerie départementale de Grasse,
Commandant Sonia RIGOUDY, représentant le chef de la Circonscription de sécurité publique de Grasse par intérim,
Le commandant Olivier HEUSE, commandant la compagnie des Sapeurs-Pompiers de Grasse,
Le Major Yvan ROBERT, représentant le commandant de l’escadron de Gendarmerie Mobile 23/6,
Madame Stéphane MATHON, représentant la Directrice de la Maison d’Arrêt de Grasse,
Officiers, sous-officiers des Armées de Terre, de Mer, et de l’Air,
Les Officiers et Sous-officiers représentant les
Forces Armées, ainsi que les Polices Nationale et Municipale,
Nos piquets d’honneur qui rehaussent cette cérémonie de leur présence,
Mesdames et Monsieur les Présidents des Ordres Nationaux et de la Médaille Militaire, ainsi que les Présidents des Associations du Monde Patriotique,
Chers Conseillers Municipaux Jeunes et leurs parents,
Mesdames, Messieurs les Porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs le principal et les professeurs du collège Carnot,
Chers collégiens présents,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Chers Amis.
Nous sommes réunis ce jour 8 mai 2026, pour commémorer le 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945.
Cette date clôt un chapitre sombre de 6 années de notre histoire, en mettant fin à la deuxième guerre mondiale sur le front européen.
Un conflit qui a fait plusieurs dizaines de millions de morts, de blessés, de disparus, de déportés.
Il y a quelques jours, nous avons rendu hommage à toutes les victimes de la déportation, et nous nous sommes interrogés sur l’inhumanité qui a régné dans ces lieux de mort, et sur la banalisation du mal sous-tendue par une idéologie totalitaire.
Il y a un instant, par leurs lectures, les collégiens de Carnot ont témoigné d’une facette impitoyable de la guerre peu connue, celle des fusillés. Cela nous rappelle la violence et la cruauté que la deuxième guerre mondiale a drainées dans son sillage funeste.
L’immense joie de la Paix et de la Liberté retrouvées, n’a pas fait oublier les dizaines de millions de morts, de blessés, et de disparus.
Elle n’a pas fait oublier la période sombre de l’occupation qui a divisé la société française, et qui a entrainé des meurtrissures profondes pendant longtemps.
Aussi, en célébrant la Victoire du 8 mai, nous nous souvenons de toutes celles et tous ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie en rejoignant la Résistance, pour s’opposer à l’occupant ennemi.
Cette victoire du 8 mai, c’est d’abord à eux que nous la devons, à leur combat, nous leur rendons hommage.
Cette victoire c’est ensuite à notre armée française que nous la devons, une armée reconstituée qui est revenue sur le territoire national pour le libérer.
Enfin, cette victoire, nous la devons également à nos amis alliés venus lier leur destin au nôtre, en versant leur sang sur notre sol, parce qu’ils ont partagé les mêmes valeurs que nous.
Amis alliés, sans lesquels cette Victoire n’aurait pas été possible. Nous leur exprimons notre immense gratitude.
En suite de cette délivrance, l’Europe s’est construite en quelques décennies, sur autant de ruines, de désastres et de morts. Une Europe de Paix entre les peuples qui la composent.
En conséquence, en célébrant le 8 mai, nous célébrons également le 9 mai, journée de l’Europe qui nous a assuré 81 années de Paix.
Mais une Paix si fragile dans un monde si instable.
Une Paix bafouée par la multiplication des conflits, en particulier sur notre continent européen avec la guerre en Ukraine qui est entrée dans sa 5e année.
Face à une remise en cause de la stabilité du monde instaurée suite à la deuxième guerre mondiale, nous devons lutter en réaffirmant notre indéfectible volonté de défendre nos valeurs républicaines, et notre mémoire.
Cette mémoire que nous ravivons à chaque fois que nous nous rassemblons devant nos Monuments aux Morts, c’est notre combat d’aujourd’hui pour défendre cet héritage de Paix et de Liberté, et de le transmettre à nos enfants.
Nous le faisons ici, à Grasse, en invitant la jeunesse à participer à nos commémorations afin qu’elles connaissent le prix de la Paix et de la Liberté.
Vive nos Forces Armées et de Sécurité !
Vive nos Alliés !
Vive Grasse !
Vive la Provence !
Vive la France !




























