Monsieur Laurent HOTTIAUX, préfet des Alpes-Maritimes,
Madame Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes,
Madame Dominique ESTROSI-SASSONE et Monsieur Jean-Marc DELIA, Sénateurs des Alpes-Maritimes,
Monsieur Serge AMAR, Vice-Président en charge de l’Artisanat, du Commerce et des TPE-PME à la Région Sud – Provence-Alpes-Côte-D’azur, qui représente le Président Renaud MUSELIER,
Mesdames et Messieurs les Conseillers départementaux, Chère Michelle, Chère Pierrette, Chère Marie-Louise, Cher Mathieu,
Monsieur le Sous-préfet de Grasse, Jean-Claude GENEY,
Madame Céline MAQUET, sous-préfète chargée de mission politique de la Ville et politiques sociales,
Monsieur Jean-Pierre LELEUX, Maire honoraire de Grasse,
Mesdames et Messieurs les maires et les représentants des communes voisines,
Mesdames et Messieurs les maires et élus de la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse,
Mesdames et Messieurs les élus du Conseil Municipal,
Monsieur le Contrôleur Général Frédéric PIZZINI, Directeur Interdépartemental de la Police Nationale des Alpes-Maritimes et Monsieur Olivier KRYSZTOFIAK, Commissaire de Police Nationale de Grasse,
Monsieur Nicolas POIROT, colonel chef de corps du 3e régiment d’artillerie de marine de Canjuers,
Monsieur le chef d’escadron Mathieu JARNIGON, Commandant de la compagnie de gendarmerie de Grasse,
Monsieur Thomas JEAN DIT CADET, Commandement de la gendarmerie mobile de Grasse,
Monsieur Olivier HEUSE, Commandant de la compagnie de sapeurs-pompiers de Grasse,
Madame Claire DOUCET, Directrice de la maison d’arrêt,
Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués, des corps consulaires, des autorités militaires, sécuritaires, administratives et religieuses,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Associations,
Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux jeunes,
Chers Grassois, Chers Amis,
Je suis ravi d’être parmi vous ce soir pour cette cérémonie à l’aube de cette nouvelle année.
Janvier a toujours été, et restera, cette période particulière de rencontres et d’échanges, qui donne tout son sens à notre action en faveur de Grasse.
Cette parenthèse avec les habitants est précieuse, et constitue autant d’instants de partage indispensables pour mener ensemble le réenchantement de notre belle ville.
C’est pourquoi je savoure et vis intensément chaque minute et chaque seconde de ces journées, où j’ai la chance d’aller dans tous nos quartiers et hameaux qui composent notre magnifique territoire.
Mais si je suis attaché à ces traditionnels rendez-vous annuels, c’est parce que ce moment est avant tout notre moment !
Pour célébrer notre unité, notre passion, et notre amour communs pour cette cité que nous aimons tant.
Bien entendu, cette année est un petit peu particulière.
En effet, dans quelques semaines auront lieu les élections municipales.
Cette soirée est donc la dernière du mandat.
Compte tenu de cette échéance, ma prise de parole est strictement réglementée et je m’abstiendrai de parler d’avenir.
Je me limiterai seulement à vous faire part d’un vœu : je souhaiterais que la participation populaire soit la plus massive et la plus ample possibles.
Alors que le précédent scrutin avait été perturbé par la crise sanitaire, je m’engage à ce que l’ensemble de la Mairie soit mobilisé autour de cet objectif, en encourageant l’expression saine des idées et des programmes.
Grasse le mérite, Grasse en a besoin.
Toutes les communes doivent être à la hauteur de ce grand moment d’expression des territoires, pour redonner un nouveau souffle à notre démocratie.
Mais revenons sur ces derniers mois qui furent intenses pour Grasse, pour la France, et de nombreuses autres régions du monde.
L’année 2025 a été particulièrement marquante, avec la poursuite de la guerre en Ukraine et des tensions au Proche-Orient, tandis que les régimes dictatoriaux du Venezuela et de l’Iran ont vacillé dans les premiers jours de 2026.
Mon propos ne portera pas sur tous ces événements inédits qui ont souvent lieu à la marge du droit international, mais ils m’inspirent plusieurs réflexions que je tenais à vous délivrer ce soir.
Alors qu’à la chute du mur de Berlin, Francis FUKUYAMA prédisait « la fin de l’histoire » et la victoire des démocraties, ces bouleversements nous rappellent que l’histoire, dans toute sa dimension tragique, est loin d’être terminée.
Aujourd’hui, que nous le voulions ou non, la force brute est redevenue l’arbitre des relations internationales, avec des pays comme la Russie, la Chine, ou les Etats-Unis, qui n’hésitent plus à affirmer leur puissance pour défendre leurs intérêts.
Dans cet environnement de plus en plus imprévisible et dangereux, la France essaie d’avancer tant bien que mal au rythme d’une Assemblée nationale qui n’a jamais été aussi divisée.
Je ne m’abaisserai pas à évoquer les comportements indignes à l’Assemblée nationale, qui dessert la politique, décrédibilise la parole publique, et empêche le fonctionnement efficace de notre démocratie.
Ce spectacle pourrait même prêter à sourire si l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants n’étaient pas en jeu.
L’état de nos comptes publics est en effet devenu critique, alors que les défis à surmonter sont exceptionnels, sur le plan national comme sur le plan international.
Mais si le temps est à l’incertitude, il ne saurait être synonyme de fatalité, d’immobilisme, ou encore d’inaction !
Devant cette instabilité, Grasse doit plus que jamais compter sur ses qualités et sur tout ce qui a fait sa force à travers les siècles.
Une force qu’elle tire de la richesse de son terroir, de l’abondance de ses talents, et d’un capital architectural dont nous pouvons légitimement être fiers.
Pour relever ce défi, nous avons continué à placer notre identité au cœur de l’action municipale en 2025, pour que Grasse soit à la hauteur de cet héritage et des enjeux de demain.
Cette approche fait écho au slogan que nous avons choisi de décliner pour ces vœux 2026 : « Grasse inspirante ».
Inspirante par ses savoir-faire dans la parfumerie, qui n’ont pas fini de faire rêver les Grassois, les maralpins et, j’ose le dire, le monde entier.
Inspirante par ses trésors patrimoniaux uniques, qui sont sans équivalent dans le département des Alpes-Maritimes.
2025 aura été une année fondatrice dans ces domaines, avec plusieurs initiatives où nous avons rendu hommage à nos racines et à notre singularité.
Notre patrimoine a fait l’objet d’une attention toute particulière, avec notamment la réhabilitation du toit de la Villa Fragonard grâce à une aide exceptionnelle du Conseil Départemental, que je tiens une nouvelle fois à remercier pour son soutien.
Comme à chaque fois, Charles Ange GINESY a été à nos côtés en octroyant une subvention exceptionnelle de 500 000 €, qui nous a permis de restaurer le toit et de rouvrir ce monument à tous les Grassois dès septembre.
Je pense également au MIP, qui a vu ses façades entièrement requalifiées pour permettre aux touristes, et à tous les amoureux de la culture, de redécouvrir la beauté du musée le plus emblématique de notre cité.
Et comment ne pas évoquer la poursuite des travaux de restauration du Palais épiscopal, qui est en train de devenir un des plus beaux Hôtels de ville du sud-est de la France ?
Plus de 10 millions d’euros sont consacrés à ce monument remarquable qui n’avait pas connu d’opération de cette ampleur depuis le XIXe siècle.
Dans quelques mois, tous les passionnés du patrimoine vont pouvoir admirer des trésors dont l’éclat avait été émoussé par les siècles, et que nous avons la chance de redécouvrir aujourd’hui.
Merci aux services municipaux, à l’ABF, aux compagnons, aux artisans et à toutes les entreprises intervenantes de vous engager sur ce chantier, qui redonne du souffle à notre passé pour mieux construire l’avenir.
Comme je le dis souvent, nos racines sont nos repères, mais elles sont aussi nos ailes de demain !
C’est pourquoi, en complément de toutes nos actions pour sublimer nos monuments, la Ville a continué de décliner une politique ambitieuse pour faire rayonner notre patrimoine immatériel.
C’est tout le sens de l’accueil ou la création d’événements inédits, qui ont permis d’attirer de nouveaux visiteurs dans notre belle cité.
En juillet, nous avons ainsi levé le voile sur la Grasse Perfume Week, pour célébrer le parfum et la diversité des cultures olfactives à travers le monde.
Pendant 3 jours, plus de 80 exposants et des acteurs internationaux majeurs se sont rendus sur le cours pour imaginer l’industrie de demain et replacer Grasse au cœur de ces enjeux.
Quelques semaines plus tard, après la rose en mai et le jasmin au milieu de l’été, nous avons fêté la tubéreuse qui a toujours été une des fleurs les plus emblématiques de notre territoire.
Avec ce rendez-vous, nous avons voulu rendre hommage à notre naturalité et à nos artisans qui sont des acteurs essentiels du rayonnement de notre cité.
Grasse, capitale mondiale du parfum, sait en effet mieux que quiconque, que derrière chaque création olfactive, il y a avant tout des femmes et des hommes dont le talent est essentiel pour sublimer notre terroir.
Comme vous pouvez le constater, notre ville continue à afficher fièrement son identité pour attirer des événements de dimension nationale et internationale.
Cette attractivité retrouvée se traduit par des résultats très concrets, comme en témoigne le dernier recensement de l’INSEE, dont les chiffres viennent d’être rendus publics.
Avec une population totale de 51 830 personnes, je suis ravi de vous confirmer que Grasse continue d’attirer des nouveaux habitants et fidélise les familles qui choisissent durablement d’y vivre.
Mais si 2025 a été une année marquante, ce n’est pas uniquement grâce à ces nouvelles manifestations ou à ces opérations pour réenchanter notre patrimoine.
Grâce à la mobilisation et à l’engagement des services municipaux, tout a été mis en œuvre pour améliorer le quotidien des habitants en construisant une ville toujours plus agréable et accueillante.
Je pense à l’inauguration en mai de l’unité de traitement des eaux de la Foux, qui nous permet d’avoir accès à une eau sécurisée, abondante et moins chère.
Je pense aux aménagements pour faciliter la mobilité des Grassois, avec la livraison du boulevard du Maréchal Leclerc, et la construction de la liaison urbaine la Roque-Pontet, que nous allons réceptionner dans quelques semaines.
Pour le sport, citons la création et la solarisation du plus grand complexe dédié au padel à l’ouest du département sur la base sportive de la Paoute, ou aux travaux à la piscine Altitude 500, qui nous permettront de disposer d’un équipement unique entre mer et montagne.
La jeunesse est toujours au cœur de nos préoccupations, avec le lancement des travaux pour le Campus 2 en vue d’accueillir 2000 étudiants, ou ceux destinés à la rénovation du collège Carnot, qui disposera d’une nouvelle entrée et d’une salle de sport.
Dans le même registre, nous allons le voile sur la crèche du Petit Paris, qui a bénéficié de 300 000 € d’investissements pour offrir aux enfants et au personnel des conditions d’accueil optimales.
Les hameaux ont également bénéficié de ce volontarisme, avec la rénovation complète de la rue des grillons aux Marronniers, la requalification de la place des Ormeaux au Plan, et le lancement des travaux d’embellissement des Roches grises et des Roumegons à Magagnosc.
Citons également les aménagements à Saint-Claude, qui permettront enfin ! de rouvrir le supermarché de la Marigarde après l’incendie de 2019, les travaux au niveau du chemin des chênes et du rond-point de la Halte à Saint-Jacques, et plusieurs interventions sur tout le territoire pour requalifier les espaces publics.
Comme chaque année, la sécurité n’a pas été négligée, avec l’installation de 28 caméras pour protéger les Grassois, et le recrutement de 4 agents supplémentaires afin de lutter contre toutes les formes de délinquance et d’incivilités.
Bien qu’il s’agisse avant tout d’une prérogative de l’Etat, tout est mis en œuvre par la Ville pour que la sécurité publique soit assurée, car elle est la première des libertés.
Sur le plan de la santé, SOS médecins a été relocalisé dans le centre-ville, une nouvelle maison de santé a vu le jour à Martelly, et nous avons inauguré la dernière phase de la plus grande opération de travaux qu’a connue l’Hôpital depuis près de 50 ans, avec à la clé un investissement de 44 millions d’euros.
Ces installations à Clavary ont été inaugurées aux côtés de Michèle TABAROT, que je salue, et permettent de proposer une offre de soins toujours plus humaine et qualitative aux Grassois.
Je salue également l’Etat et son représentant, le Préfet Laurent HOTTIAUX, qui a été au rendez-vous pour accompagner jusqu’au bout cette belle opération d’intérêt public.
La finalisation de ce programme de plusieurs dizaines de millions d’euros aurait pu être le point culminant de cette année charnière pour Grasse.
Mais 2025 aura vraiment été intense jusqu’au bout, avec le lancement il y a quelques semaines d’une autre opération décisive en plein cœur de notre cité.
Ce passage de témoin entre 2 chantiers majeurs est symbolique, car elle témoigne de la dynamique sans précédent qu’est en train de connaître notre commune.
En lançant officiellement Martelly le 8 décembre dernier, nous avons en effet fait franchir à notre cité une nouvelle étape déterminante dans son renouveau.
Après la médiathèque Charles Nègre et le Campus étudiant, ce programme de près de 90 millions d’euros parachève le grand projet de ville ambitieux que nous avons imaginé.
Richelieu disait que l’art de la politique consistait à rendre possible ce qui était nécessaire.
A Grasse, grâce à la fantastique énergie des habitants et de toutes les forces vives de la commune, nous réinventons cette maxime « en rendant possible ce qui semblait impossible ».
Depuis combien d’années cette friche d’1,6 hectare était-elle abandonnée ?
Combien de recours administratifs et de freins ce programme a-t-il connus avant même sa mise en œuvre ?
Combien de contretemps a-t-il subis à cause du contexte international, de l’explosion du prix des matériaux et de la hausse des taux d’intérêts ?
La liste est longue, et il a fallu beaucoup d’abnégation et de détermination pour transcender tous ces obstacles.
Mais aujourd’hui, après plusieurs années de combat, nous touchons enfin du doigt cette espérance d’un centre-ville encore plus beau, plus accueillant, et plus attractif.
D’ici fin 2029, cette emprise d’1,6 hectare proposera un parcours commercial et des services sur près de 6000 m2, des espaces publics revalorisés et végétalisés, des places de parking supplémentaires, des nouveaux logements, un hôtel 3 étoiles, et un cinéma.
Vous l’avez compris, l’objectif de ce projet est très clair : embellir la ville et créer une nouvelle offre en matière de loisirs, de détente, de stationnement et d’hébergement.
C’est pourquoi, tout a été mis en œuvre pour favoriser le dialogue, animer les échanges avec les habitants, et veiller à ce que Martelly renforce définitivement l’attractivité du centre historique.
Je ne compte plus toutes les réunions publiques qui ont été organisées ces dernières années pour que vous soyez les premiers acteurs du renouveau de ce quartier.
L’inauguration de la maison du projet en février, est le plus beau symbole de cet esprit de concertation et de co-construction qui n’est pas près de s’arrêter.
Mesdames et Messieurs,
Si nous avons réussi à engager cette dynamique, c’est avant tout grâce à votre confiance et à votre passion pour notre cité.
Sans votre vitalité, sans votre volontarisme, et sans votre énergie, jamais nous n’aurions pu engager le réenchantement de la ville.
Jamais nous n’aurions pu traverser toutes ces épreuves et tous ces défis pour faire franchir à notre territoire des étapes décisives.
Continuez à faire preuve de créativité, d’audace, de générosité, et d’enthousiasme. La ville le mérite, la ville en a besoin.
C’est ce que je voulais vous souhaiter pour cette année 2026 !
Pour vous, pour vos familles, pour chacun des Grassois et des Grassoises, l’équipe municipale et moi-même formulons des vœux de bonheur et de paix.
A toutes et à tous, Mesdames et Messieurs, que cette année soit aussi lumineuse que fraternelle.
Une nouvelle année d’espérance pour la France et pour Grasse !














