Mobilité à Grasse : je continuerai à défendre les intérêts des Grassoises et des Grassois !

J’ai pris connaissance avec attention des réactions qui ont suivi mon intervention du 4 juin dernier concernant les transports régionaux.

Je regrette que mon expression publique ait été interprétée comme une polémique, alors qu’elle répond avant tout à une réalité vécue chaque jour par les Grassoises et les Grassois : celle des difficultés persistantes liées à l’organisation de certaines dessertes régionales.

Mon objectif n’est pas d’opposer les collectivités. Je sais reconnaître et saluer l’engagement du Président de la Région ainsi que les avancées positives obtenues ces dernières années pour notre territoire grâce à ce soutien. La Région est un partenaire majeur du Pays de Grasse et je suis attaché à la qualité des relations que nous avons su construire. Mais un partenariat efficace suppose également de pouvoir exprimer, avec franchise et responsabilité, les difficultés rencontrées sur le terrain afin de rechercher ensemble des solutions concrètes au service des habitants.

Depuis 2022, plusieurs sujets restent sans réponse satisfaisante :

1️⃣ La desserte du centre-ville de Grasse
Le déplacement du terminus des lignes régionales vers la gare SNCF a profondément modifié les habitudes des usagers. Si les contraintes techniques de l’ancienne gare routière de la Buanderie étaient réelles, elles ne justifient pas l’abandon durable d’une desserte du cœur de ville.
Face à cette situation, la Ville de Grasse et la CAPG ont dû réagir rapidement : information des usagers, adaptation des correspondances, création de solutions alternatives et renforcement du réseau local.

2️⃣ Plus d’un million d’euros par an supportés par la CAPG
Pour compenser les insuffisances de cette organisation et maintenir un service adapté aux habitants, la CAPG a dû renforcer son offre, notamment avec une navette gare–centre-ville fonctionnant de 5h15 à 22h45 avec une fréquence de 15 minutes.
Cette solution représente aujourd’hui un coût supplémentaire supérieur à 1 million d’euros par an pour notre collectivité, une charge importante dans un contexte financier contraint, alors qu’elle découle directement des choix d’organisation du réseau régional.

3️⃣ La sécurisation du terminus de la ligne 650
Depuis plusieurs années, nous alertons sur la situation actuelle : problèmes de sécurité, circulation difficile, conditions d’attente insuffisantes et manque d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Un aménagement durable doit désormais être trouvé pour garantir un service digne aux usagers. A ce titre, j’ai été reçu dans le bureau de Renaud MUSELLIER à Marseille avec Jean-Marc DELIA Vice-président de la CAPG et Claude SERRA, Vice-président de la CAPG en charge de la mobilité et j’estime qu’il est aujourd’hui nécessaire que nous passions à une phase concrète pour les usagers et les personnes à mobilité réduite en réalisant des aménagements conformes aux règles et aux normes les plus exigeantes en matière d’accessibilité.

4️⃣ L’accès aux services ferroviaires avec la fermeture du guichet SNCF
La fermeture du guichet de la gare de Grasse a également dégradé l’accueil des voyageurs et l’accès aux titres de transport. Une nouvelle fois, les collectivités locales ont dû accompagner les habitants face aux conséquences de cette décision.

Je continuerai à défendre Grasse avec la même méthode : un dialogue exigeant et constructif, mais aussi une détermination totale lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts de notre territoire.

Avec responsabilité et engagement, je ne perdrai jamais de vue l’essentiel : l’intérêt des Grassoises et des Grassois.

Car derrière les transports, ce sont des enjeux très concrets qui sont en jeu : l’accès à l’emploi, aux études, aux services publics et la qualité de vie de milliers d’habitants.