À Lyon pour défendre les enjeux de l’eau du Pays de Grasse et de la Siagne

J’ai participé ce jeudi 8 octobre à la réunion du Comité de bassin Rhône-Méditerranée, auquel je siège en qualité de Président de la CLE du SAGE Siagne.

Dans un contexte où la tension sur la ressource en eau devient une réalité durable pour nos territoires méditerranéens, les échanges ont notamment porté sur la situation hydrologique, la préparation du futur SDAGE 2028-2033 et les conditions dans lesquelles nous devons adapter nos politiques de l’eau au changement climatique.

Pour le Pays de Grasse et les Alpes-Maritimes, l’enjeu est clair : nous devons être capables d’anticiper plutôt que de subir les crises.

Cela passe par la sobriété des usages, l’amélioration de la performance de nos réseaux, la recherche de fuites, la diversification et l’interconnexion des ressources, le développement de la réutilisation des eaux usées traitées et, lorsque cela est pertinent, par un stockage raisonné et partagé de la ressource.

Sur le bassin de la Siagne, où les projections évoquent une possible diminution de l’ordre de 20 % du débit à l’horizon 2050, nous avons fait le choix d’une gouvernance collective à travers le SAGE, associant collectivités, usagers, monde agricole et services de l’État.

Notre objectif doit rester celui d’un équilibre entre les besoins en eau potable, l’agriculture, les activités économiques et touristiques et la préservation indispensable de nos milieux naturels.

J’ai tenu à porter à Lyon la voix de notre territoire et à rappeler une conviction : les solutions doivent pouvoir se construire au plus près des bassins de vie, sans opposer les usages, mais en donnant aux collectivités les moyens d’agir et d’investir avant que la crise ne survienne.

Le Pays de Grasse continuera, avec l’ensemble de ses partenaires, à prendre toute sa part dans cette indispensable adaptation de notre territoire aux défis de l’eau.