Conseil Municipal du 04 avril 2023

Cet après-midi, deuxième conseil municipal de l’année 2023 qui vient de s’achever, avec l’examen de 42 délibérations et qui a été l’occasion de réaliser un point précis et circonstancié des finances de la Ville. Lors des différents propos liminaires que j’ai pu tenir pour introduire nos séances, j’évoque souvent cette question budgétaire pour bien illustrer la dynamique que nous avons progressivement mise en œuvre en faveur de notre territoire. Aujourd’hui, nous allons approfondir ce sujet en effectuant une sorte de bilan d’étape afin de bien mesurer toutes les initiatives que la Municipalité a engagées pour assainir ses comptes tout en déclinant son projet ambitieux pour Grasse.

A cet égard, nous n’avons pas hésité à multiplier les aménagements inédits pour que Grasse s’embellisse, se transforme, et poursuive le renforcement de son attractivité. Parmi les opérations les plus symboliques, citons la requalification du stade Perdigon, la restauration du Palais épiscopal, et bien sûr, l’ouverture du Campus étudiant et de la médiathèque Charles Nègre. La facilité aurait bien sûr consisté à financer la livraison de ces équipements d’envergure en ayant recours à l’emprunt ou en mettant en place une fiscalité confiscatoire. Non seulement nous avons immédiatement décidé d’exclure ces mesures, mais nous sommes en plus parvenus à diminuer considérablement la dette communale grâce au travail remarquable de nos agents qui ont réussi à optimiser nos ressources. Je veux rendre hommage à tous les membres du Conseil Municipal, et notamment à Catherine Butty qui ont accompagné cette émulation collective, mais aussi tous les services municipaux, sans exception, qui ont convergé vers cet objectif. Sans eux, jamais nous n’aurions pu opérer des choix courageux pour moderniser notre fonctionnement en le rendant plus efficient et plus performant. Cet effort exceptionnel nous a permis de surmonter et de transcender tous les obstacles qu’a eu à affronter l’ensemble des communes françaises ces dernières années. Je pense bien sûr à la crise sanitaire, à laquelle succède aujourd’hui un contexte international tendu qui a renchéri considérablement tous nos coûts et fait exploser notamment celui de l’énergie. Les tensions liées à la guerre et l’inflation ont également fait réagir les marchés financiers avec une forte pression à la hausse des taux d’intérêts des prêts accordés à toutes les collectivités. Et comment ne pas évoquer la baisse brutale et régulière de la Dotation Globale de Fonctionnement, qui représente pour Grasse une perte exceptionnelle en cumulée de près de 29,6 millions d’euros depuis 2014.L’augmentation du point d’indice, que j’estime méritée pour nos agents, est venue s’ajouter aux dépenses que je viens d’énumérer. Malgré toutes ces difficultés et leur caractère concomitant qui a peu de précédent dans l’histoire récente, nous avons réussi à obtenir des résultats concrets pour Grasse qui peut continuer à se projeter vers l’avenir avec confiance. En premier lieu, et conformément à nos engagements, nous maintenons des taux d’imposition rigoureusement identiques depuis 2014.Nous avons considéré en effet que la sobriété fiscale constituait un levier important pour préserver le pouvoir d’achat des Grassois qui affrontent eux–mêmes une situation économique complexe.

Ensuite, nous sommes parvenus à désendetter la Ville de façon considérable, puisque l’encours de la dette a diminué de plus de 18% en 7 exercices budgétaires entre 2015 et 2022.Il s’agit d’une performance sans précédent qui témoigne de notre volonté de préserver les générations futures en consolidant notre assise financière. Nous avons fait ce choix car nous ne voulons pas tomber dans la démagogie en dilapidant des deniers publics qui sont précieux, ou en prenant des engagements que nous ne pouvons pas tenir. C’est une politique qui ne rapporte aucune voix et aucun avantage à court ou moyen termes. Mais nous souhaitons agir en responsabilité pour le territoire et inscrire véritablement notre action sur le temps long. Plus que jamais, ce ne sont pas les stratégies, les calculs, ou les manœuvres qui guident notre démarche, mais uniquement l’avenir de Grasse et de ses habitants. L’année dernière, cette démarche volontariste nous a permis de récolter les fruits de nos efforts, puisque la Ville de Grasse enregistre un désendettement record de plus de 4,8 millions d’euros, couplé à un niveau d’investissement qui l’était tout autant, avec 16 millions d’euros injectés sur le territoire communal par la puissance publique.

Jamais le désendettement et le montant des travaux effectué dans la commune n’ont été aussi élevés depuis 2014.Et nous allons continuer à décliner notre projet en maintenant cette dynamique avec plus de 17 millions d’euros investis cette année en comptant les opérations déléguées, et un objectif de désendettement fixé à près de 2,6 millions d’euros. Le 31 décembre prochain, celui-ci pourrait s’élever à 80 millions d’euros, chiffre que nous atteignons 2 ans avant l’échéance que nous nous étions engagés à respecter auprès de la Chambre Régionale des Comptes. Et d’ici fin 2026, nous avons prévu d’investir 50 millions d’euros et visons un niveau d’endettement fixé autour de 75 millions d’euros. Voilà notre ambition, voilà le cap clair et exigeant que je veux donner à notre ville pour qu’elle continue d’avancer, de grandir, et de se développer, tout en préservant sa singularité. Grasse le mérite, Grasse en a besoin pour pouvoir réinventer sa légende et offrir à ses habitants un cadre de vie toujours plus agréable.