Monsieur Jean-Claude GENEY, Sous-préfet de l’arrondissement de Grasse,
Mesdames, Messieurs les élus du Conseil Municipal,
Chef d’Escadron Mathieu JARNIGON, commandant la compagnie de gendarmerie départementale de Grasse,
Major Yvan ROBERT, représentant l’escadron de gendarmerie mobile 23/6 de Grasse,
Monsieur le chef de la Police Municipale,
Madame et Messieurs les Présidents des Ordres Nationaux, de la Médaille Militaire, et des Associations Patriotiques, et en particulier de l’ANFANOMA,
Mesdames, Messieurs des Corps Constitués,
Mesdames, Messieurs les Porte-drapeaux,
Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités,
Chers Amis,
Il y a plus de 60 ans, la guerre d’Algérie prenait fin, mettant un terme à la présence française sur la rive Sud de la Méditerranée.
En ce 5 décembre 2024, nous honorons la mémoire de tous les morts de ce conflit, ainsi que celle des nombreuses victimes qu’il a fallu déplorer après le 19 mars 1962.
En effet, le bilan de cette guerre qui, pendant longtemps, ne voulait pas dire son nom est lourd : 25 000 militaires d’active et du contingent, morts ou disparus, plus de 150 000 Harkis et supplétifs, et près de 5 000 civils, hommes et femmes, ont perdu la vie ou ont été portés disparus.
Un bilan qui s’est alourdi après les Accords d’Evian que seule la France avait respectés.
Au-delà de ce bilan, c’est la douleur et les souffrances physiques et psychologiques que les populations ont endurées.
Parce qu’il s’agissait d’une guerre qui s’est déroulée sur un champ de bataille invisible, contre un ennemi insaisissable.
C’était aussi une guerre civile.
C’est pour cela que ce conflit occupe une place particulière dans notre histoire et dans notre mémoire collective :
Beaucoup sont restés meurtris dans leur vie, parce qu’ils ont perdu des proches, parce qu’ils ont dû se résoudre à abandonner leur terre natale et leurs racines, ou, parce qu’ils ont été abandonnés sur place, comme la plupart des combattants supplétifs et leurs familles.
Victimes d’un conflit qu’ils n’ont pas voulu, Français et Harkis, contraints à un exil forcé et douloureux, n’ont pas trouvé en France métropolitaine, l’accueil qu’ils auraient été en droit d’attendre.
Un accueil qui aurait peut-être permis d’atténuer, quelque peu, leurs blessures, bien au contraire malheureusement…
Ce n’est que 40 ans après cette guerre, que la Journée Nationale d’Hommage aux Morts pour la France de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, a été instaurée.
Elle ne laisse plus à ces seules victimes directes et indirectes, le poids de cette mémoire.
C’est un hommage que nous renouvelons aujourd’hui, dans le respect des morts, avec le souci de n’oublier aucune des victimes, combattants ou civils, de toutes origines et de toutes confessions.
C’est aussi cela, le respect des valeurs et des principes de la République.
Vive Grasse,
Vive la République,
Vive la France.










