Quand la violence s’attaque à nos mairies, c’est à la République que l’on s’attaque.

Les images de ces dernières heures sont révoltantes. Des mairies incendiées, des bâtiments publics saccagés, des commerces pillés et détruits… Derrière ces images, il y a des femmes et des hommes, des agents publics, des commerçants et des familles qui voient le fruit de leur travail et parfois une partie de leur histoire partir en fumée.

Une mairie, c’est la maison commune.

Le cœur de la vie démocratique, le lieu où les citoyens viennent chercher une réponse, une aide, un service public. S’y attaquer, c’est s’attaquer à nos institutions.
Rien ne peut justifier de telles violences. On peut exprimer un désaccord, revendiquer, manifester : c’est un droit fondamental dans notre démocratie. Mais détruire, incendier, piller et s’en prendre aux forces de l’ordre ne relève pas de la liberté d’expression. C’est franchir une ligne inacceptable.

Je tiens à exprimer toute ma solidarité aux maires et aux élus confrontés à ces scènes de chaos, aux agents publics, aux commerçants victimes de ces destructions et à l’ensemble des habitants touchés.

Je veux également saluer le courage et l’engagement des policiers, des gendarmes et des sapeurs-pompiers, mobilisés dans des conditions particulièrement difficiles pour protéger les personnes, défendre les biens et porter secours. En première ligne face à ces violences, ils accomplissent leurs missions parfois au péril de leur propre sécurité.

Ils méritent notre respect, notre soutien et toute la reconnaissance de la Nation.

L’autorité de l’État, le respect de nos institutions et la protection des personnes et des biens doivent être garantis. Les auteurs de ces actes doivent être identifiés, répondre de leurs actes devant la justice et payer les réparations jusqu’au dernier centime.